Au cœur du « sprint de mise en conformité » qui a redéfini le secteur des technologies financières au Nigeria

Le Nigeria est officiellement sorti de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) en octobre 2025, après avoir validé l’intégralité de son plan d’action en 19 points. Malgré cette étape décisive, la Banque centrale du Nigeria (CBN) a choisi de maintenir et de durcir la surveillance réglementaire pesant sur les fintechs locales. Sous la direction d'Olayemi Cardoso, l'autorité monétaire a d'abord imposé des contrôles stricts de conformité, notamment l'obligation d'associer un numéro d'identification bancaire (BVN) ou national (NIN) à chaque compte. Ces mesures ont mis un terme aux ouvertures simplifiées par numéro de téléphone, qui faisaient la force des néobanques. En 2026, la CBN a accéléré cette transition vers une supervision de type bancaire. De nouvelles directives imposent désormais la séparation stricte des activités multi-produits, la localisation des données de paiement et des plafonds de concentration de marché.