Crise en Mauritanie : comment Nouakchott verrouille la dissidence à l’ère du numérique

En ce début du mois de mai 2026, la gestion de l'espace public numérique par le pouvoir mauritanien met en lumière de profondes contradictions. La situation illustre un décalage flagrant entre le discours officiel d'ouverture et les pratiques observées sur le terrain politique. D'un côté, les autorités affichent une posture résolument progressiste sur la scène publique. Le président Mohamed Ould Ghazouani a notamment profité de la Journée mondiale de la liberté de la presse pour célébrer ce droit sur les réseaux sociaux, tandis que son gouvernement s'associait à l’UNICEF pour lancer une initiative récompensant la presse numérique. Cependant, cette vitrine institutionnelle masque un contexte de tensions et de contrôle accru exercé par Nouakchott. Malgré les déclarations d'intention en faveur des libertés fondamentales, le régime fait face à de vives critiques quant aux restrictions qu'il impose aux voix dissidentes et aux activistes à l'ère du digital.