George Odo, partenaire d'AfricInvest, sur les leçons que les fondateurs africains ne reçoivent jamais

Dans un récent épisode du podcast *Voices & Visions*, un investisseur chevronné tire la sonnette d'alarme sur le décalage entre la formation académique et les réalités du marché continental. Selon lui, les universités africaines préparent mal les entrepreneurs aux exigences rigoureuses du capital commercial, qui ne tolère aucune seconde chance contrairement aux financements d'aide humanitaire. L'expert dénonce notamment la simple importation de modèles contractuels occidentaux inadaptés au contexte local, caractérisé par des infrastructures limitées et une forte volatilité politique. Si les étudiants apprennent à concevoir des plans d'affaires et à pitcher, ils manquent cruellement de connaissances pratiques sur la dilution du capital, la structuration des accords de type SAFE ou encore les stratégies de succession. Enfin, le constat met en lumière une sous-estimation persistante de l'économie informelle par l'écosystème tech.