Gouvernance mondiale de l’IA : à Shanghai, Minette Libom Li Likeng réclame une place pleine et entière pour les pays du Sud

Lors de la World Artificial Intelligence Conference (WAIC 2026) à Shanghai, la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a plaidé pour une inclusion réelle des pays en développement dans la régulation de l’intelligence artificielle. Elle a affirmé que le Sud global ne doit plus se limiter à consommer des technologies étrangères ou à subir des normes élaborées sans sa contribution. Les intervenants ont souligné l’urgence de rompre avec le schéma dominant où les puissances technologiques innovent et régulent pendant que le reste du monde consomme. Pour peser sur les décisions relatives à l’éthique, aux données et aux infrastructures, les nations émergentes doivent devenir de véritables partenaires de co-création. Cependant, cette ambition se heurte à des défis structurels majeurs sur le continent africain, notamment l'instabilité électrique et le manque de connectivité.