L’Afrique s’invente une administration futuriste grâce aux algorithmes

Entre 2024 et 2026, le continent africain amorce une mutation structurelle en intégrant l'intelligence artificielle au cœur de ses services publics. Portée par la Stratégie continentale de l'Union africaine, cette dynamique vise à passer du statut de consommateur de technologies à celui de co-créateur souverain. Le secteur fiscal illustre parfaitement cette transformation. Au Nigeria et au Kenya, l'usage de l'apprentissage automatique pour automatiser les audits et croiser les données permet de lutter efficacement contre l'évasion fiscale et d'accroître significativement les recettes domestiques. Parallèlement, des nations investissent dans des infrastructures de calcul locales pour garantir une IA adaptée aux réalités culturelles. L'Égypte développe le modèle de langage Karnak, tandis que le Maroc mise sur l'initiative « AI Made in Morocco » pour stimuler son économie numérique.