La prochaine vague : le Kenya rendra les petits prêts plus difficiles à justifier

Le Kenya s'apprête à transformer son marché du micro-crédit numérique. Un projet de cadre de protection des consommateurs, publié en mars 2026, imposera désormais aux prêteurs d'évaluer et de documenter rigoureusement la capacité de remboursement d'un emprunteur avant toute octroi de prêt. Cette mesure marque une rupture avec le modèle actuel. Jusqu'ici, les prêteurs digitaux s'appuyaient sur des signaux comportementaux et les flux de monnaie mobile pour accorder des prêts instantanés, souvent inférieurs à 8 dollars, sans exiger de justificatifs de revenus. L'introduction de ces exigences de preuve et d'auditabilité risque d'augmenter les coûts opérationnels, menaçant la rentabilité des petits prêts. Si les banques traditionnelles et les opérateurs télécoms sont mieux armés pour s'adapter, les prêteurs numériques indépendants, comme Tala ou Zenka, pourraient voir leur marché se réduire. L'objectif du régulateur est de limiter le surendettement et de réduire les taux de défaut.