Le boom des VE en Afrique francophone est freiné par la politique, pas par l'économie

En Afrique francophone, l’électrification des transports affiche des atouts économiques indéniables, mais son essor demeure largement freiné par l’absence de cadres réglementaires adaptés. Rouler à l'électrique permet pourtant de réduire le coût d'exploitation au kilomètre de plus de 80 % dans des pays comme la Côte d'Ivoire, le Togo ou le Bénin. Au Togo, l’adoption du modèle de batterie-en-tant-que-service (BaaS) permet même aux conducteurs de deux-roues d’augmenter leurs revenus nets quotidiens de près de 30 %. Cependant, cette rentabilité opérationnelle se heurte à des disparités fiscales majeures. Si le Togo a instauré des exonérations douanières complètes stimulant le déploiement de flottes, d'autres pays freinent le secteur. En Côte d'Ivoire ou au Cameroun, les véhicules électriques subissent toujours de lourdes taxes d'importation et la TVA, à l'instar des moteurs thermiques traditionnels.