Le Cap-Vert a attiré l'attention du monde entier. La technologie africaine francophone en a encore besoin.

Malgré une croissance économique robuste et un vivier dynamique d’entrepreneurs, l'écosystème technologique d'Afrique francophone souffre d'un profond déficit d'attention de la part des bailleurs de fonds internationaux. Les circuits mondiaux du capital-risque, dominés par l'anglais, continuent de concentrer leurs flux vers les pôles anglophones majeurs tels que Lagos, Nairobi ou Le Cap. Cette barrière linguistique et institutionnelle impose une véritable « taxe sur la visibilité » aux fondateurs francophones, contraints de pitcher dans une langue étrangère et d'adapter précocement leurs structures juridiques pour convaincre. Les chiffres illustrent ce déséquilibre persistant : au premier semestre 2026, la Côte d'Ivoire, le Maroc et la Tanzanie n'ont réuni ensemble que 25 millions de dollars d'investissements. Pourtant, les opportunités d'affaires viables abondent, particulièrement dans les technologies liées à l'économie bleue et aux infrastructures côtières de la zone UEMOA.