Le Kenya s'efforce de criminaliser le déploiement d'IA « à haut risque » non approuvé

Le Kenya envisage de durcir considérablement son cadre réglementaire concernant l'intelligence artificielle. Un projet de loi, intitulé « Artificial Intelligence Bill 2026 », propose de criminaliser le développement et l'exploitation de systèmes d'IA jugés « à haut risque » sans une autorisation préalable de la commission nationale. Les technologies visées incluent notamment les outils de scoring de crédit, la biométrie et les diagnostics de santé. En cas de non-conformité, les contrevenants s'exposent à des amendes pouvant atteindre 5 millions de shillings kényans (environ 38 000 dollars) ou à des peines d'emprisonnement allant jusqu'à trois ans. Cette initiative introduit une responsabilité pénale directe pour les dirigeants d'entreprises. Le projet de loi prévoit également la création d'un commissaire à l'IA, chargé de classer les systèmes, d'accorder les approbations et de tenir un registre public des outils utilisés.