Le projet de loi sur l'IA du Kenya crée un nouveau shérif numérique doté de pouvoirs étendus

Le Kenya franchit une étape historique dans la régulation technologique avec le projet de loi sur l'intelligence artificielle (2026). Porté par la sénatrice Karen Nyamu, ce texte vise à structurer l'écosystème de la « Silicon Savannah » en unifiant les lois existantes sur la protection des données et la cybercriminalité. L'innovation majeure de ce projet est la création du Bureau du Commissaire à l'intelligence artificielle. Surnommé le « shérif numérique », ce régulateur indépendant disposera de pouvoirs étendus pour inspecter les systèmes, accéder aux données d'entraînement et gérer un registre des technologies à haut risque. Pour garantir son expertise, le texte impose des critères de sélection très stricts, exigeant notamment un Master et dix ans d'expérience dans le domaine. La régulation repose sur une approche par les risques. Les systèmes jugés « inacceptables », comme la surveillance sociale, seront purement et simplement interdits.