Le vice-ministre des Transports du Ghana a annoncé des plans pour un système de transport en commun rapide autonome. Cela semble peu pratique

Le gouvernement ghanéen étudie la mise en place d'un réseau de transport en commun rapide autonome (ART) pour décongestionner ses grandes métropoles. À la suite d'une visite officielle auprès du constructeur ferroviaire chinois CRRC Corporation Limited, la vice-ministre des Transports, Dorcas Affo-Toffey, a présenté ce système de bus guidés semi-autonomes sur voies dédiées comme une alternative plus rapide et économique au métro léger conventionnel. Cependant, de nombreux observateurs jugent cette initiative prématurée et peu adaptée aux réalités locales. Les précédentes tentatives de déploiement de bus à haut niveau de service ont largement échoué en raison de problèmes d'entretien, du non-respect des voies réservées et d'un manque de coordination institutionnelle. Le déploiement d'une technologie autonome exige en effet une alimentation électrique stable, une signalisation de pointe et des compétences poussées en maintenance, des domaines où le pays accuse des retards notables.