Les prêteurs numériques kenyans non agréés ne peuvent pas recouvrer les prêts après une décision de justice

Au Kenya, un tribunal de Nairobi a rejeté les poursuites engagées par deux sociétés de crédit numérique, Tri-State Capital et Mombo iCapital, qui tentaient de recouvrer des dettes impayées auprès d'emprunteurs défaillants. La magistrate Gladys Kiama a estimé que ces entités ne disposaient pas de la capacité juridique nécessaire pour faire exécuter leurs contrats, faute d'avoir prouvé qu'elles détenaient un agrément délivré par la Banque centrale du Kenya (CBK). Plutôt que d'examiner le défaut de paiement des débiteurs, la justice a d'abord tranché sur la légalité de l'activité des créanciers. S'appuyant sur la législation bancaire nationale, le tribunal a conclu que l'exercice d'activités de prêt sans autorisation réglementaire constitue une illégalité. Permettre à des opérateurs non agréés d'obtenir gain de cause devant les tribunaux affaiblirait le cadre de régulation financière du pays.