Plus d’exits, mais toujours peu de liquidité : le paradoxe des sorties VC en Afrique

Un nouveau rapport publié par Stears and Ventures recense 181 sorties vérifiées de startups financées par le capital-risque en Afrique entre 2011 et 2026. Si ce volume record témoigne d'une maturité grandissante de l'écosystème, le retour effectif de capital vers les investisseurs demeure toutefois très limité. Ce décalage s'explique d'abord par la prédominance des acquisitions au détriment des introductions en bourse. Souvent négociées à des montants modérés, réglées en actions ou assorties de paiements échelonnés, ces transactions ne génèrent pas les liquidités immédiates espérées. De plus, ces opérations restent fortement concentrées sur quelques pôles géographiques et ciblent principalement le secteur des services financiers. Par ailleurs, un embouteillage d'entreprises complique la situation. De nombreuses jeunes pousses valorisées au sommet du cycle se heurtent désormais au ralentissement des financements tardifs et à la rareté des acquéreurs potentiels.