Plusieurs pays ont restreint l'accès des adolescents aux médias sociaux. Le Ghana devrait-il suivre ces traces ?

Alors que l'Australie, la France et la Malaisie imposent déjà des restrictions strictes sur l'accès des mineurs aux réseaux sociaux, le Ghana fait face à un débat croissant sur la nécessité d'adopter des mesures similaires. Cette tendance mondiale vise à protéger les adolescents contre les contenus violents, la misogynie et les troubles de la santé mentale. Au Ghana, les recherches soulignent un double impact. Si une utilisation intensive est liée à l'anxiété et à la baisse des performances académiques, les réseaux sociaux servent également de vecteurs essentiels d'apprentissage collaboratif via des groupes WhatsApp ou Telegram, particulièrement dans les zones rurales. La mise en œuvre d'une telle interdiction pose toutefois des défis techniques majeurs. Contrairement à l'Australie, le Ghana dispose d'une infrastructure d'identité numérique moins mature pour les mineurs, rendant la vérification par la "Ghana Card" complexe et risquée.