Pourquoi les géants africains des télécommunications hésitent-ils sur la connectivité par satellite

Face à l'essor des constellations en orbite basse comme Starlink ou AST SpaceMobile, les leaders africains des télécommunications privilégient une approche prudente. Des groupes majeurs tels que MTN, Vodacom, Airtel Africa, Orange et Safaricom multiplient les accords de distribution et les tests techniques, mais refusent d'investir directement dans la propriété d'infrastructures spatiales. Cette retenue s'explique d'abord par la protection de leurs modèles économiques historiques. Après avoir investi massivement dans la fibre optique, les antennes terrestres et l'acquisition de fréquences, ces opérateurs évitent de financer une technologie susceptible de déprécier leurs propres actifs. Les partenariats commerciaux leur permettent ainsi de désenclaver les zones rurales sans supporter les coûts de lancement ni les aléas techniques de l'aérospatial.