Pourquoi les startups africaines peuvent être rentables et toujours trop risquées pour être financées

Le déficit de financement sur le continent africain ne résulte pas nécessairement d'un manque de liquidités, mais plutôt d'un manque de lisibilité des entreprises. Bien que les banques et les fonds d'investissement disposent de capitaux, ils peinent à évaluer des structures dont les données économiques restent dispersées ou informelles. Ce constat s'est imposé lors du sommet GEC+Africa au Cap. En Afrique du Sud, par exemple, le déficit de financement des PME atteint environ 21,6 milliards de dollars, alors même que le nombre de bailleurs de fonds a doublé depuis 2018. Des éléments cruciaux comme les factures, les flux de trésorerie ou les fiches de paie existent, mais ils sont rarement centralisés de manière exploitable pour mesurer le risque réel. Pour combler ce fossé informationnel, plusieurs acteurs développent de nouvelles approches. African Bank intègre désormais des outils de gestion des salaires et de fiscalité pour mieux cerner la santé financière de ses clients.