Préparer les centres de données africains aux exigences de l'IA autonome

L'émergence de l'intelligence artificielle agentique et autonome impose une refonte majeure des infrastructures numériques en Afrique. Contrairement aux serveurs traditionnels basés sur des processeurs standards (CPU), les charges de travail liées à l'IA reposent sur des processeurs graphiques (GPU) capables de calculs parallèles massifs, mais générant d'importantes contraintes énergétiques et thermiques. L'approvisionnement en électricité représente le défi le plus pressant pour le continent. À titre d'exemple, le réseau électrique kényan fonctionne déjà à près de 80 % de sa capacité de 2,3 gigawatts, alors qu'une seule installation dédiée à l'entraînement d'IA peut nécessiter jusqu'à 1 gigawatt. À cette contrainte énergétique s'ajoutent une connectivité par fibre optique encore inégale et un besoin urgent de compétences techniques locales.