Prochaine vague : le Kenya déclare que vous avez le droit de vous tromper, mais pas le droit d'être invisible

La Cour d'appel du Kenya a rendu un arrêt historique en invalidant les dispositions de la loi sur les cybercrimes qui criminalisaient la publication de fausses informations. Les juges ont estimé que l'État ne pouvait pas agir comme un arbitre de la vérité, arguant que ce qui est considéré comme faux aujourd'hui pourrait s'avérer vrai demain. Cette décision marque une victoire majeure pour la liberté d'expression et les acteurs des médias, qui ne risquent plus de lourdes peines de prison pour diffusion de fausses nouvelles. Toutefois, la responsabilité de la vérité se déplace désormais du domaine pénal vers le domaine civil, où les journalistes pourraient faire face à des poursuites coûteuses de la part de particuliers. Malgré ce recul pour le pouvoir répressif de l'État sur le contenu, la surveillance numérique reste largement autorisée.