Quand la mise en œuvre et les infrastructures répondent à l'essor de l'IA en Afrique

L'essor de l'intelligence artificielle en Afrique se heurte à un obstacle majeur : le déficit d'exécution des politiques numériques. Selon Angela Wamola, responsable Afrique de la GSMA, le continent ne souffre pas d'un manque de stratégies, mais d'un problème de mise en œuvre et de régulation. L'un des freins principaux réside dans l'obsolescence des cadres réglementaires. Actuellement, de nombreux régulateurs imposent des licences liées à des technologies spécifiques, obligeant les opérateurs à payer plusieurs fois lors de chaque transition technologique (de la 3G à la 5G). Pour favoriser l'investissement, la GSMA préconise une licence « technologiquement neutre », permettant d'utiliser n'importe quel support, comme le satellite ou la fibre, sous un régime unique et moins coûteux. Par ailleurs, l'instabilité et le manque de sanctions face au vandalisme des infrastructures pèsent sur les coûts de connexion.